1ère AG des doctorants du mercredi 25 mars 2009

De AG_Lille1.

Compte rendu et motion adoptée par la première Assemblée Générale des étudiant-e-s des Masters 2 Recherche, des doctorant-e-s, et des jeunes docteur-e-s non titulaires des Universités de Lille


Le 25 mars 2009, l'amphi Armichède de Lille1 a accueilli la première AG des apprenti-e-s chercheur-euse-s et jeunes chercheur-euse-s de Lille.

Après présentation de la motion émise le 20 mars par la première Coordination nationale des doctorant-e-s et docteur-e-s non titulaires, après discussions et débats, nous avons décidé d'apporter notre soutien à cette initiative.

C'est parce qu'elle offre une fenêtre particulière permettant d'attirer l'attention sur les problèmes spécifiques aux jeunes chercheurs non statutaires et qu'elle rejoint explicitement le mouvement unitaire des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche que nous appuyons cette initiative. Nous avons décidé d'envoyer un représentant à la deuxième édition de la coordination, laquelle se tiendra le 30 mars à Lyon. Ce représentant portera la motion présentée ci-dessous, motion, écrite collectivement.


Prochaine AG

Notre prochaine Assemblée Générale se déroulera le jeudi 2 avril 2009 à 10h au M1 Amphi Archimède. Une modeste participation aux frais de transport de notre représentant est la bienvenue (en contactant par exemple Fabien)


Motion

Nous, étudiant-e-s en M2 Recherche, doctorant-e-s, et jeunes docteur-e-s non titulaires issus des Universités de Lille 1 et Lille 3, réunis en Assemblée générale, appelons nos collègues jeunes chercheur-e-s non statutaires des universités de Lille à nous rejoindre. Nous apportons notre soutien à l’initiative de Coordination nationale des doctorant-e-s et docteur-e-s non titulaires Nous défendons une autre idée des services publics, de l’enseignement supérieur et de la recherche et du doctorat.

Nous considérons que :

  • Le contrat doctoral unique (CDU) ne répond pas aux attentes des doctorant-e-s, et les dévoie.
  • Le doctorat est une formation professionnalisante et ne doit pas être un travail salarié soumis aux contraintes et stratégies de l’organisme qui l’emploie.
  • L’ouverture à la négociation individuelle du salaire et du service met en danger toute possibilité d’une discussion collective sur le statut de doctorant.
  • Le doctorat doit faire l'objet d'une politique de valorisation. Cela passe par la reconnaissance comme le plus haut grade dans la grille de la fonction publique et dans les conventions collectives. Cela passe aussi par un plan pluriannuel de création de postes statutaires.
  • Nous refusons le conditionnement de l’inscription en doctorat à l’obtention d’un financement. La question du non financement (massif dans certaines disciplines) ne doit pas être résolue de cette façon.
  • Nous appelons au respect des spécificités disciplinaires dans les conditions de réalisation de la recherche doctorale, que le simple acronyme « unique », dans contrat doctoral unique, ne respecte pas.
  • Nous dénonçons l’accroissement de l’âge moyen auquel un chercheur accède à un emploi stable. La précarité ne sert ni l’institution d’accueil ni l’individu.


Plus généralement, nous considérons que :

  • Le doctorat mérite une autre politique, démocratiquement débattue,
  • L’indépendance financière, matérielle et scientifique doit être assurée aux jeunes chercheur-euse-s.

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