AG des personnels du mardi 25 mai 2009

De AG_Lille1.

AG des personnels du lundi 25 mai 2009

Sommaire

Bureau : Christophe Vuylstecker

CR: Christophe Vuylstecker

Introduction (par CV)

La question de la poursuite du mouvement doit aujourd'hui se poser en terme de modalités d'action et ne peut plus se contenter d'un appel vague à la grève. Le point sur les modalités d'action passés : la grève des activités de recherche jamais suivie, la grève des enseignements plus de saison dès lors que l'AG a choisi de tenir les examens, donc de rattraper les cours, les manifestations ne sont plus suivies (nous sommes passé de manif à des rassemblements,...).

A France Inter, ce 25 Mai, « plus que 6 universités perturbées », sachant que Lille 1 n'en fait pas partie depuis début Mai. Si l'on souhaite continuer le mouvement et maintenir la pression en Juin, pendant les élections européennes, la question centrale sera donc celle de la poursuite de la rétention des notes et/ou la recherche d'autres actions. Celle de la rétention des notes ne fait sens si d'autres universités la mettent encore en oeuvre et qu'alors, mi juin, les médias pourront noter un nombre d'universités plus élevé dans le mouvement!

Le calendrier à venir : une journée interpro du 26 Mai à actions délocalisées et hétérogène dans ses modalités, la prochaine coordination nationale des universités le 3 Juin à paris 8, l'academic pride du 4 Juin.

Ouverture du débat

MD: Il faut désormais communiquer aux citoyens les enjeux sociétaux des réformes, et s'inscrire dans le moyen terme.

CG: La dernière action possible est la rétention des notes.

JA: Un problème de fond du mouvement a été de faire la grève des enseignements et non celle des activités de recherche. L'impact aurait été plus rapide et plus grand. S'il faut reprendre à la rentrée, il faudra y penser.

RS: Ce n'est pas la gloire, mais pas la défaite non plus! En parlant avec d'autres universitaires européens, on prend conscience de la convergence.

M: Arrêter la recherche? Comment fait-on? Il y a longtemps que l'on accepte de participer à la dégradation de l'université via la mise en place des réformes successives (LMD). Je propose une grève dure : enseignons à un bon niveau (comme autrefois).

CVi: Nous n'avons rien produit en terme de documents explicatifs à destination des parents, des étudiants et des citoyens... Cela a nui à la communication. Nos tracts sont trop difficiles d'accès...

BM: Nous sommes déboussolés car nous avons fait l'erreur de croire que l'on était encore en démocratie! Nos moyens d'action préjugeaient de cela. Il n'en était rien! Tout le monde sort mécontents et démunis car nous sommes démocrates! Il faut maintenant entrer en résistance! Forger nos propres règles. C'est pour cela, que j'ai signé l'appel à refonder l'université malgré le fait que je ne partage pas tout ce qui y figure.

FC: Ne pas oublier que nous avons affronté en face une idéologie forte et simple, avec l'handicap de la vacance de l'opposition politique. En effet, nous pouvons réagir au quotidien. Mon enseignement en management a été modifié suite à cette sensibilisation...

HZ: Entrer en résistance, dicter nos lois... Nous avons déjà subi une transgression originelle : accepter que l'on considère l'institution comme dédiée à la délivrance de diplômes alors que notre métier c'est enseignement + recherche. Il reste donc à bloquer la délivrance des diplômes, action individuel!

RS: Que fait-on ? Rétention des notes?

PS: Attention, la pression commence à monter pour la transmission des notes. Le pouvoir de blocage est important avec peu de participants. Cela pose la question de la légitimité. Si l'on bloque, jusqu'où va-t-on ? A quoi cela sert?

JPL: Pourquoi les collègues ne viennent plus à nos actions ? Nos moyens ne sont plus adaptés. Les méthodes douces employées ont fait long feu car V Pécresse a joué la montre, sachant que l'on adapterait calendrier et examens pour finir l'année. Sur la communication, trouver les mots devrait être facile pour nous, universitaires! L'université a longtemps été un guide dans la société, respecté par le pouvoir même si dérangeante. Respect qui n'existe plus! Sur la légitimité, je propose une consultation de l'ensemble des personnels sur leur avis sur les décrets !

M: Se battre pour la vérité. Le fait que l'on puisse bloquer Rimbaus avec une seule note non renseignée montre l'absurdité du système actuel!

FH: Sur les opérations recherche, cela se met en place: Coordination nationale des labo en lutte, appel à démission des directeurs d'UMR, réaction à la tenue du CA du CNRS qui prétend adopter un contrat d'objectif sans information sur les moyens! 10 Juin, réunion plénière des Comités nationaux de la recherche scientifique...

MMD: Si nous sommes sortis de la démocratie dans ce pays, cessons d'être les seuls à jouer un jeu loyal! Retenons les notes et demandons à la présidence un engagement à ce que les jurys ne puissent délibérer en l'absence de toutes les notes (règle).

JA: Sur le boycott des évaluations de l'AERES. Cela commence à être appelé pour la vague D de contractualisation. Il y a eu des transmissions des rapports au CoCNRS et non à l'AERES!

CG: Attention à l'argument de la légalité de la délibération du jury en absence de notes. On a déjà délibéré sans note par le passé et régulariser par la suite (cas d'un problème de transmission de notes).

PS: Quel est notre objectif au-delà de la rétention des notes? La non-délivrance des diplômes? Si on retient encore deux ou trois semaines mais en sachant intérieurement que l'on ne se sent pas aller jusque là, inutile, autant les transmettre tout de suite.

JH: L'institut de Sociologie a décidé de rendre les notes. La seconde session est repoussée en Septembre. Continuer pour gagner quoi et se donner quelle force pour la suite? A-t-on tout perdu? Nous avons gagné plus d'unité au sein de Lille 1. Nous avons su nous entendre, et placer des jalons pour la suite, il faut éviter maintenant de se mettre les étudiants à dos! Par contre, on peut réfléchir à comment continuer à résister au sein de nos départements par la suite...

FH: Il y a un calendrier électoral qui fait qu'arrêter avant le 7 juin est une mauvaise stratégie! Soumis aux Votes les deux propositions d'actions débattue :

   · Prolongation de la rétention des notes : adoptée par 26 oui, 10 contre, 15 abstentions et 9
       NPPV
   · Consultation des personnels sur les réformes : adoptée par 46 oui, 1 non, 5 abstentions, et
       6 NPPV

Les volontaires pour constituer un groupe de travail en vue de proposer les questions au vote en AG du 2 Juin sont appelés à venir le 28 Mai 12h15 à Archimède. Fin de l'AG 14h

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