AG des personnels du vendredi 17 avril 2009

De AG_Lille1.

AG des personnels du vendredi 17 avril 2009

Sommaire

Bureau : Claire Bornais et Christophe Vuylstecker

CR: Christophe Vuylstecker

Informations

28 Avril

  • Manifestation, Bruxelles [1]
  • En France, journée d'action des universités.

Sur Lille, non jouable d'appeler pendant les congés de printemps sachant que la 1er Mai est déjà une journée nationale interpro appelée par toutes les fédérations syndicales. Sur Paris, les hospitaliers manifestent le 28 avril matin contre la réforme Bachelot des hôpitaux.

1er Mai appel à se joindre aux cortèges. Attention pas de transport en commun. Sur Lille, 10h30 rendez-vous Porte de Paris, les banderoles universitaires seront au rendez-vous!


Débats CNU participation à la 9ème CNU qui se tient à la Sorbonne le 29 avril 09

Evaluation du semestre

CV: la motion de l'AG du 14 Avril a été déposée à S. Maouche. Info sur la demande portée par l'UNEF auprès de P Rollet que l'évaluation du semestre pair se fasse par la moyenne des autres semestres.

Long débat sur la notion du semestre blanc

CG: Là où les enseignements ont eu lieu, il y aura examens. Dans ce cas, la seule possibilité de prolonger le mouvement sera la poursuite de la rétention des notes.

FC: Lors de le dernière Coordination Nationale des Universités (CNU), le semestre blanc, revendication portée par les étudiants avait déjà fait l'objet d'un débat et les délégués de Lille 1 s'étaient abstenus car ils ne disposaient pas de mandat sur ce point. Qu'en sera-t-il pour la prochaine CNU? Les évaluations sont une épée de Damoclès qui pèse sur les étudiants en grève.

ADP: N'écoutons pas les propos moralisateurs de V Pécresse qui agite le spectre du semestre blanc pour obliger les personnels à rentrer dans les rangs.

MW: On parle de la CNU, mais il y a de nombreuses coordinations, comment se coordonnent-elles? Comment rendent-elles compte de leurs débats? Légitimité?

FH: Il y a certes un problème de multiplication des coordinations qui peuvent affaiblir l'unité du mouvement. Le projet de constitution d'une structure fédérative a été abandonnée. La CNU a retenu l'idée d'un bureau et de porte-paroles qui la représenterait.

CG: Au départ, il n'y a que la CNU. Ensuite, plusieurs et maintenant on parle d'un problème de coordonner. C'est ubuesque!

ADP: rejoint les propos de CG. Il y a de la défense de pré-carrés dans la multiplication des coordinations. Il faut revenir aux principes de départ du mouvement et lutter contre la casse du service public et ne pas se disperser.

MD: Le semestre blanc est une demande issue de la coordination nationale des étudiants. La question ne se pose pas de la même façon partout car cela dépend de l'impact du mouvement sur les enseignements. Il n'y a donc pas lieu de l'imposer nationalement. On pourrait demander qu'il n'y ait pas d'intervention étatique là où elle se décide. Il y a en effet un risque que le ministère fasse pression pour invalider la délivrance des diplômes.

CG: L'avantage du semestre blanc est qu'il ne sera pas compté comme redoublement et donc permettra aux boursiers de le rester. Le diplôme est alors acquis sur les autres semestres.

ADP: On pourrait en effet décider une telle mesure et encourager les étudiants à porter recours administratif, ce qui participerait à bloquer les délivrances de diplômes.

MD: Il ne faut pas oublier qu'il existe des établissements dans lesquelles aucun cours n'a été dispensé depuis Février. Dès lors, le semestre blanc devient inéluctable.

YS: Dans le semestre blanc, il n'y a pas d'ECTS acquis, l'étudiant devra le repasser bien que cela ne soit pas compté comme redoublement. C'est pratiqué en cas de maladie grave.

En absence d'une claire vision sur le semestre blanc et en raison de la situation de Lille 1 qui n'est pas un exemple dans lequel il puisse être généralisé, l'AG décide de ne pas porter mandat sur ce point pour la prochaine CNU.

Journée nationale de manifestation à Paris

CV: Lors de la 8ème CNU, l'idée d'une journée d'action sur Paris avait été porté et mandat a été donné au bureau de la CNU de planifier la date et de rechercher à élargir à une partie du service public sur cette date. Il semble logique de continuer à porter cette demande.

YS: L'idée d'exercer un lobbying sur les élus locaux via le texte réalisé par N. Postel. Proposer à la CNU de faire de même partout sur le territoire. Démarchage local.

PL: Un scrutin sur pour ou contre la loi LRU et Pour ou contre la poursuite du mouvement permettrait de retrouver une légitimité et de rebondir. On pourrait utiliser un texte politique issu de la commission européenne qui prône l'autonomie des universités, ce qui permettrait d'éviter de nous accuser d'interprétation du texte de loi.

MD: Attention au contexte politique qui lierait Européenne et politique locale. Cela ne tombe pas sous le sens. Il vaut mieux appeler à une autre dynamique. L'action est faut-il être actif lors de la campagne des Européennes et comment?

CG: Dire que la suite de ces réformes sera le licenciement de contractuels est plus parlant que la politique européenne.

YS: Parler de la précarité est important mais pas simple, difficile de recueillir des témoignages.

BB: Pas d'illusion à se faire des politiques interpellés. Il cite de la cas du directeur de cabinet de Derozier qui les avait reçu et s'était engagé à ce que le représentant du Conseil Général siège dorénavant au CA de l'IUT. Promesse non tenue!

D: Il faut amener le débat sur la table. Que les gens sachent qu'il existe un mouvement universitaire.

MD: Mettre au menu des Européennes, la question plus vaste des services publics. Sortir du fatalisme!

BB: Illusoire d'utiliser les politiques pour parler de nous. Par contre, il faut qu'on parle de nous! Proposition de se joindre à l'AG de l'Université d'Orléans qui, le 7 Avril, a demandé son rattachement au Groland! Il faut toucher pas des méthodes plus brutales!

FT: la démocratie fonctionne mal mais on ne peut pas généraliser.

D: des actions plus fortes sont nécessaires après 10 semaines. Les lignes bougent tout de même. La loir LRU a été voté par tous et depuis des voix s'élèvent. Invitons-nous dans les meetings politiques. Donnons-nous la parole.

PL: Nécessité de remobiliser personnels et étudiants.

BB: Un meeting politique est fait pour s'adresser à des militants et non de faire un débat. Il n'y a pas de changement à attendre au moins dans les grands partis et au parlement européen. Parlons de service public plus mobilisateur.

NF: Il pourrait y avoir interpellation nationale via le bureau de la CNU.

E: Amener le débat sur l'AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services) et sa logique. Il y a des exemples positifs et négatifs de ces interpellation des politiques en campagne: positif le résulta des débats sur le référendum sur le traité européen en France, inutile l'action de N Hulot sur les présidentielles de 2007 (réponses des politiques restées sans intérêt). Les politiques ne peuvent être spécialistes de tout. Il faut amener le débat au niveau du citoyen sur la dérégulation et ses conséquences.

MNA: OK pour le questionnaire aux politiques via la CNU et leur demander une réponse écrite. Sur la remobilisation, il n'y a pas eu de vraie manifestation nationale sur Paris, cela devient urgent.

BB: L'exemple du Traité européen n'et pa3 pgrtinent car il y avait alors dissensions au sein même des partis politiques (UMP comme PS) sur la question. Comme mandat à la CNU, demandons une prise de position politique via une page dans un journal national (Figaro). Pour la manifestation parisienne, la mi-mai est tard mais il faut du temps pour associer les autres services publics.

CG: Qui lit les journeaux? On verra des tas de députés répondre et après?

FC: La manifestation parisienne ne peut se mettre en place que dès lors les parisiens sont rentrés de congés car c'est sur eux que reposera son organisation. C'est n'est pas de la mauvaise volonté de leur part. Un questionnaire aux politiques se prépare avant. Attention à ce que la CNU ne reparte pas sur le repli décret E-C et mastérisation comme au début et oublie la remise en cause de la loi LRU!

NF: Est-il naïf de penser que syndicats et coordination puissent obtenir un débat à la Télé lors de la campagne européenne? Comme action forte, pourquoi pas une grève de la faim?

FT: Localement, on n'a pas manqué d'inventivité mais d'audace. Rejoint la proposition de grève de la faim avec une date du 18 mai permettant de s'inviter dans la campagne aux européennes.

Les cinq mandats portés à la CNU adoptés à l'unanimité de l'AG

1°) Fixer une date pour une manifestation nationale sur Paris à la mi-mai avec si possible élargissement au secteur du service public.

2°) Appel à exercer un lobbying auprès des élus locaux et peser sur la campagne européenne.

3°) Une interpellation des politiques via le bureau de la CNU en ciblant les têtes de listes et leur demandant une réponse écrite.

4°) Publier une page dans un média national (ex Figaro) pour s'inviter au débat.

5°) Appel à une grève de la faim accompagné d'un ultimatum qui sera entamé à partir du 18 mai si les revendications ne sont pas satisfaites.

Délégués : sont désignés à l'unanimité

  • C. Vuylstecker (EC)
  • N. Ferlay (EC)
  • A. Demade-Pellorce (BIATOSS)
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